Graissant les pattes, l’air raffiné, il gave les huiles à pas feutré.
Regard pétrole sur ses cités d’or, il fore, sonde, met la main à la poche,
empoche en off-shore produits dérivés, pompe et draine sans relâche
tous les pipelines de vies privées.
Son univers, sans bruit, est sanguinaire, impitoyable et adultère,
super, puissant, total ! Loin des hères aux mines de plomb
qui quêtent en vain dans leur misère les sens ordinaires,
lui se repaît et se hâle.
L’oléo-duc est cannibale.