Mille et une vies, journal sans vergogne d'un amateur de mots.
On la dit blanche, pourtant elle vire au noir
Dans ces heures grises étiolées,
où s’égrènent en gangrène
mes aigreurs en robe du soir
je cherche un temps d’arrêt, un peu de paix
Roulé boulé sur l’oreiller, frustration
Dans les ombres qui dansent,
sous les éclats fluos d’un réveil inutile,
dans le néant futile des heures de silence
Sonne en credo l’absence imbécile
Même les cauchemars ont déserté
Bientôt l’aube va se lever
sur mes paupières encore dressées,
et je ferai apparence, traversant
à pas rances des couloirs trop étroits
J’ai l’humeur macadam pour un jour sans éclat
La suie dans les idées, le sourire bitumeux,
le brouillard dans la voix
Et malgré la pelisse, entre chien et loup, j’ai froid
Cette nuit me nuit, tu n’es plus là