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  • Troublant, touchant, étonnant, détonant, énervant, curieux, anxieux, amoureux, paresseux, filandreux, ludique, poétique, onirique, amnésique, bucolique, exalté, réservé, décontracté, entêté, révolté...
Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 09:27

Plein de mi, le ventre creux

envie de classer la croute


de se mettre en boule, plaqué au sol

la tete en si, l'air effaré

faire le gros dos et là


laisser au sol ses attractions

et reposer en silence


bâtard mais heureux

Par PAL - Publié dans : Inclassables
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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /Juil /2009 17:35

En apnée du soleil

le ciel en parenthèse

 

et, tendu sur la dune

comme prenant la pause

 

un éclat de lune

se métamorphose

 

 

 

Par PAL - Publié dans : Esquisses
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 23:17
Juste une île,
une terre à taire
langue de sables
pendue en mer

Juste un chant
une mélopée
promesse en ré
alizés

Juste une île,
à peine un rivage
et sous le ciel carnage
la moiteur qui s'ennuie


 
Par PAL - Publié dans : Esquisses
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 11:31


Dans les forêts de néons, bordées de faïences blanchâtres vit un monde de fantômes,
toujours en mouvement. C'est un monde sans visage et pourtant palpitant, gorgé de fiel
et de passions, d'attentes et de frustrations, un espace hors du temps.

Il n'est d'amours qui ne se fassent, ni de drames qui ne se se tendent, sans passer
un moment dans ses arcanes. Ensemble, prenons la rame, et laissons nous porter,
au coeur du Metropolitan, dans l'archipel aux heures fanées.
 
Par PAL - Publié dans : Technicolor
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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /Mai /2009 00:00

Elle vivait un empire brûlant d'obsolescence
et ses yeux de saphir brillaient de décadence
quand aux petits salons elle faisait allégeance
à de vulgaires barons bardés de suffisance.

Lui n'était qu'un brave, un laquais pudique
et son regard trop slave rêvait de République
A ses heures libres, en bon révolutionnaire
il compulsait les livres de grands pamphlétaires.

Mais les soirs anxieux, de sous les fenêtres
il guettait haineux la valse des traîne-guêtres
qui à sa noble aimée venaient faire outrance
et mouillait le pavé de ses pleurs, en silence.

Une nuit, cocardier, alors qu'il était ému
le coeur enfiévré, sans doute d'avoir trop bu
il s'éprit d'aller contre sort conquérir la belle
et s'en fut à l'aurore pénétrer son hôtel.

Funeste dessein, car pour son grand malheur
au salon byzantin la belle jouait l'artilleur
avec un maréchal bouffi et rougeaud
qui dans le râle soufflait tel un veau.

Le pauvre enfant, lui qui était bleu de coeur
à cette vue devint blanc, puis vit rouge
se jeta sur l'emmédaillé, ivre de fureur
s'emmêlant les pieds aux tapis de ce bouge

pour s'effondrer, d'un coup de tisonnier
administré par la belle, rageuse, échaudée 
d'être en pleine bagatelle ainsi importunée
par un roturier, pue la sueur, sans deniers.

On eut tôt fait, pour son bien, d'étêter le vilain.
Au procès, l'air éteint, il se prostra, ne dit rien
mais à l'heure du couperet, montant sur l'échafaud
il lâcha l'air distrait : aimer, quel vilain mot.

La belle, quant à elle, reprit ses activités
dans les ors, les dentelles, la haute société
Parmi les ducs libertins, les comtes, les abbés
sévit tant et si bien, qu'elle finit vérolée.


Triste histoire en vérité :
à aimer sans classe, on y perd la tête,
mais à coeur de glace, brève est la fête.









Par PAL - Publié dans : Histoires courtes
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Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 21:52
Sous les pavés, Paris fleurit
de Nation à Bastille, à pas alanguis
défilent sous la rose et le muguet
porteurs de rêves en mois de mai

Sous les pavés, Paris flétrit
Aux caves moroses et sans envie
défilent nécrosés, à l'aguet
des visages pâles en bord de quai

Paris Boulevards, Paris la gloire
noyée de soleil aux Champs Elysées
et pour les moins bien lotis
Paris camping, quai de Valmy.
 
Par PAL - Publié dans : Esquisses
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Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /Avr /2009 00:00
Graissant les pattes, l’air raffiné, il gave les huiles à pas feutré.

Regard pétrole sur ses cités d’or, il fore, sonde, met la main à la poche,
empoche en off-shore produits dérivés, pompe et draine sans relâche
tous les pipelines de vies privées.

Son univers, sans bruit, est sanguinaire, impitoyable et adultère,
super, puissant, total ! Loin des hères aux mines de plomb
qui quêtent en vain dans leur misère les sens ordinaires,
lui se repaît et se hâle.

L’oléo-duc est cannibale.
 
Par PAL - Publié dans : Inclassables
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 17:16
Il me sourit de toutes ses dents
et déjà au loin j'entends
l'écho grave et lancinant
d'un thème au rythme océan
façon rengaine et bain de sang 

L'hymne à la mer carnassière


 
Par PAL - Publié dans : Errements
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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 00:00
Flottant dans l'air gras,
un zeste de savon, 
et beaucoup de sueur
de l'ail en fumet, 
comme cuit à l'étuvée
dans de vieux draps,
et pour couronner
ce délicieux bouquet, 

une nausée matinale
lâchée à contrecoeur
sur les ballerines
d'une charmante à demeure
persuadée dans son tort
qu'il est de bon ton
d'associer au matin
vertes floraisons
et mauvaise hygiène buccale 

"Pour vous gente damoiselle,
cette gerbe posée à vos pieds.
Puisse-t-elle égayer de couleurs
cette pâle journée."
Triste matin, matin banal,
sans perdre le temps
d'attendre le printemps,
les odeurs font leur travail.
 

 
Par PAL - Publié dans : Inclassables
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 00:00

Perdu dans tes prunelles

dérivant au gré des flots

qui s’agitent, tanguent pêle-mêle

une invite à fleur de peau

 

Horizon charnu, charnel

exprimer l’absence de mots

le vertige atemporel

dont nos corps se font échos

 

levant l’ancre soudain mes lèvres

à tes lèvres viennent s’arrimer

pour pallier la peur, la fièvre

de se garder séparés

 

Voilà le désir s’emmêle

et nos cœurs font le gros dos

craignant que cet archipel

ne leur fasse prendre les eaux

 

eaux turpides, gorgées de sels

de nos peurs, de nos défauts

de nos souvenirs infidèles

nos avenirs sans scénario

 

mais pour l’heure, ma tendre, ma belle

laissons donc porter les flots

je me perds dans tes prunelles

et ta bouche est mon vaisseau 
Par PAL - Publié dans : Poèmes
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