Lundi 19 octobre 2009
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Plein de mi, le ventre creux
envie de classer la croute
de se mettre en boule, plaqué au sol
la tete en si, l'air effaré
faire le gros dos et là
laisser au sol ses attractions
et reposer en silence
bâtard mais heureux
Par PAL
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Lundi 27 juillet 2009
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17:35
En apnée du soleil
le ciel en parenthèse
et, tendu sur la dune
comme prenant la pause
un éclat de lune
se métamorphose
Par PAL
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Vendredi 29 mai 2009
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/Mai
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23:17
Juste une île,
une terre à taire
langue de sables
pendue en mer
Juste un chant
une mélopée
promesse en ré
alizés
Juste une île,
à peine un rivage
et sous le ciel carnage
la moiteur qui s'ennuie
Par PAL
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Vendredi 22 mai 2009
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11:31
Dans les forêts de néons, bordées de faïences blanchâtres vit un monde de fantômes,
toujours en mouvement. C'est un monde sans visage et pourtant palpitant, gorgé de fiel
et de passions, d'attentes et de frustrations, un espace hors du temps.
Il n'est d'amours qui ne se fassent, ni de drames qui ne se se tendent, sans passer
un moment dans ses arcanes. Ensemble, prenons la rame, et laissons nous porter,
au coeur du Metropolitan, dans l'archipel aux heures fanées.
Par PAL
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Dimanche 10 mai 2009
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00:00
Elle vivait un empire brûlant d'obsolescence
et ses yeux de saphir brillaient de décadence
quand aux petits salons elle faisait allégeance
à de vulgaires barons bardés de suffisance.
Lui n'était qu'un brave, un laquais pudique
et son regard trop slave rêvait de République
A ses heures libres, en bon révolutionnaire
il compulsait les livres de grands pamphlétaires.
Mais les soirs anxieux, de sous les fenêtres
il guettait haineux la valse des traîne-guêtres
qui à sa noble aimée venaient faire outrance
et mouillait le pavé de ses pleurs, en silence.
Une nuit, cocardier, alors qu'il était ému
le coeur enfiévré, sans doute d'avoir trop bu
il s'éprit d'aller contre sort conquérir la belle
et s'en fut à l'aurore pénétrer son hôtel.
Funeste dessein, car pour son grand malheur
au salon byzantin la belle jouait l'artilleur
avec un maréchal bouffi et rougeaud
qui dans le râle soufflait tel un veau.
Le pauvre enfant, lui qui était bleu de coeur
à cette vue devint blanc, puis vit rouge
se jeta sur l'emmédaillé, ivre de fureur
s'emmêlant les pieds aux tapis de ce bouge
pour s'effondrer, d'un coup de tisonnier
administré par la belle, rageuse, échaudée
d'être en pleine bagatelle ainsi importunée
par un roturier, pue la sueur, sans deniers.
On eut tôt fait, pour son bien, d'étêter le vilain.
Au procès, l'air éteint, il se prostra, ne dit rien
mais à l'heure du couperet, montant sur l'échafaud
il lâcha l'air distrait : aimer, quel vilain mot.
La belle, quant à elle, reprit ses activités
dans les ors, les dentelles, la haute société
Parmi les ducs libertins, les comtes, les abbés
sévit tant et si bien, qu'elle finit vérolée.
Triste histoire en vérité :
à aimer sans classe, on y perd la tête,
mais à coeur de glace, brève est la fête.
Par PAL
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Mercredi 29 avril 2009
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21:52
Sous les pavés, Paris fleurit
de Nation à Bastille, à pas alanguis
défilent sous la rose et le muguet
porteurs de rêves en mois de mai
Sous les pavés, Paris flétrit
Aux caves moroses et sans envie
défilent nécrosés, à l'aguet
des visages pâles en bord de quai
Paris Boulevards, Paris la gloire
noyée de soleil aux Champs Elysées
et pour les moins bien lotis
Paris camping, quai de Valmy.
Par PAL
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Samedi 25 avril 2009
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/04
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00:00
Graissant les pattes, l’air raffiné, il gave les huiles à pas feutré.
Regard pétrole sur ses cités d’or, il fore, sonde, met la main à la poche,
empoche en off-shore produits dérivés, pompe et draine sans relâche
tous les pipelines de vies privées.
Son univers, sans bruit, est sanguinaire, impitoyable et adultère,
super, puissant, total ! Loin des hères aux mines de plomb
qui quêtent en vain dans leur misère les sens ordinaires,
lui se repaît et se hâle.
L’oléo-duc est cannibale.
Par PAL
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Vendredi 10 avril 2009
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/2009
17:16
Il me sourit de toutes ses dents
et déjà au loin j'entends
l'écho grave et lancinant
d'un thème au rythme océan
façon rengaine et bain de sang
L'hymne à la mer carnassière
Par PAL
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Samedi 4 avril 2009
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/Avr
/2009
00:00
Flottant dans l'air gras,
un zeste de savon,
et beaucoup de sueur
de l'ail en fumet,
comme cuit à l'étuvée
dans de vieux draps,
et pour couronner
ce délicieux bouquet,
une nausée matinale
lâchée à contrecoeur
sur les ballerines
d'une charmante à demeure
persuadée dans son tort
qu'il est de bon ton
d'associer au matin
vertes floraisons
et mauvaise hygiène buccale
"Pour vous gente damoiselle,
cette gerbe posée à vos pieds.
Puisse-t-elle égayer de couleurs
cette pâle journée."
Triste matin, matin banal,
sans perdre le temps
d'attendre le printemps,
les odeurs font leur travail.
Par PAL
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Dimanche 29 mars 2009
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00:00
Perdu dans tes prunelles
dérivant au gré des flots
qui s’agitent, tanguent pêle-mêle
une invite à fleur de peau
Horizon charnu, charnel
exprimer l’absence de mots
le vertige atemporel
dont nos corps se font échos
levant l’ancre soudain mes lèvres
à tes lèvres viennent s’arrimer
pour pallier la peur, la fièvre
de se garder séparés
Voilà le désir s’emmêle
et nos cœurs font le gros dos
craignant que cet archipel
ne leur fasse prendre les eaux
eaux turpides, gorgées de sels
de nos peurs, de nos défauts
de nos souvenirs infidèles
nos avenirs sans scénario
mais pour l’heure, ma tendre, ma belle
laissons donc porter les flots
je me perds dans tes prunelles
et ta bouche est mon vaisseau
Par PAL
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